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L’autan des nouvellistes : dix-sept écrivains toulousains (collectif)


L'Autan des nouvellistes dix sept écrivains toulousains
L’autan des nouvellistes : dix-sept écrivains toulousains (collectif)
Atelier du gué, 2013, 240 pages
(cliquer sur l'image pour voir la liste complète des auteurs)


Il faut souligner la qualité de la préface qui évoque ce qu’est une nouvelle, la puissance de ce genre, sa place, etc. On pourrait tout recopier.
Autre bon point, la composition du livre : avant chaque texte, figure sur la page opposée une photo de l’auteur, une mini-biographie et une bibliographie. Enfin, le livre en lui-même est un objet agréable à avoir en main.

J’ai lu ce recueil aussi bien dans l’idée de faire des découvertes que de retrouver des connaissances et je n’ai pas été déçue.

Si dans Élagage de printemps (Quadrature) Jan Thirion ne m’avait pas toujours convaincue, sa nouvelle (La trouvaille) qui ouvre le recueil figure parmi mes préférées. Outre les références géographiques toulousaines que je situais quasiment au mètre près (les textes ne se déroulent pas nécessairement à Toulouse), j’ai été prise par cette histoire déstabilisante et rondement menée, saupoudrée d’une délicate pincée d’humour à lire entre les lignes.

J’ai découvert avec bonheur Mouloud Akkouche grâce à sa nouvelle J’entends des voix. C’est un texte long qui se focalise sur l’humain, les émotions, les pièges de la vie, cela sans amertume. L’auteur nous offre une galerie de personnages très réussie et zigzague habilement entre les clichés.

Vacheries de Magali Duru est une nouvelle qui m’en a rappelé une autre parue dans le recueil Les beaux dimanches (Quadrature) : vicieux et ficelé avec art comme un cadeau empoisonné. J’ai beaucoup aimé… évidemment !

La trace de l’ange d'Alain Monnier, en dépit de son titre qui me laissait craindre le pire, est un texte très bien conçu, notamment en termes d’atmosphère et de rythme mais aussi d’équilibre. Il n’y a rien à redire.

Enfin, j’ai vraiment apprécié la dernière nouvelle, Éveil, de Michel Baglin qui pourrait être qualifiée de « nouvelle d’apprentissage » et qui montre qu’il n’est pas nécessaire de s’étaler sur des centaines de pages pour mettre en scène l’évolution d’un personnage. L’auteur situe son histoire en Corse et a particulièrement mis l’accent sur les cinq sens : ça donne envie de partir.



Je ne détaillerai pas mes impressions concernant les autres textes. Comme tout recueil, et plus spécifiquement toute anthologie, chacun y trouvera certainement son bonheur. Laissez-vous tenter car cette diversité vaut la peine d’être découverte.