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The Ocean at the End of the Lane – Neil Gaiman

The Ocean at the End of the Lane – Neil Gaiman
Headline Publishing Group, 2013, 248 pages
(VF : L’océan au bout du chemin)

Le narrateur revient sur des faits qui se sont déroulés dans son enfance suite au suicide du locataire de ses parents qui réveilla d’anciens pouvoirs maléfiques. De sombres créatures venues d’un autre monde vont tenter de s’approprier celui-ci et pour cela elle sont prêtes à tout détruire sur leur passage, y compris la famille du narrateur.
Heureusement, il va pouvoir compter sur l’aide de trois femmes vivant dans une ferme au bout du chemin où se situe la maison de ses parents. La plus jeune d’entre elles, Lettie, affirme que l’étang situé sur leur propriété est un océan. La plus vieille se souvient du Big Bang.


Vous n'aimez pas les livres où les mondes imaginaires remplies de créatures aberrantes et de personnages aux pouvoirs magiques ont la part belle.
Vous n'aimez pas les livres qui font peur.
Vous avez décidé que Neil Gaiman ne croiserait jamais votre chemin de lecteur/lectrice pour les raisons citées ci-dessus.
Bienvenue au club !

Et pourtant, vous pourriez bien changer d'avis si seulement vous donniez une chance à Gaiman de vous prouver combien il est un formidable conteur, parce qu'en fin de compte nous aimons tous les bonnes histoires.
Sur ce chemin inhabituel, on ne se sent jamais seul : j'ai lu ce livre la peur au ventre (je suis une grosse froussarde) mais je l'ai lu avec avidité, arrivant à peine à le lâcher avant la fin parce que j'étais happée par cette histoire si habilement racontée.

Ce roman est très profond ; on le devine aussi plutôt personnel et une seule lecture n’est vraisemblablement pas suffisante pour en saisir toutes les subtilités. Il nous parle de notre identité, de la façon dont nous faisons face à l’adversité et de l’importance de nos expériences d’enfance, le tout étant évidemment lié.

L’imagination est à la fois une source de peurs et de réconfort. Or les adultes, ces êtres pratiques, ont tendance à oublier combien être un enfant était merveilleux et effrayant. Tout était possible et tant de choses nous échappaient… 
Pourtant, être adulte ne signifie pas que nous ne rencontrons plus de problèmes dans la vie et peut-être devrions nous continuer à croire en la puissance des histoires. A ce titre, je me demande si les lecteurs ne sont pas mieux armés que les non-lecteurs.

En tout état de cause, je remercie Neil Gaiman pour m’avoir fait réfléchir à tout cela et il n'est pas impossible que je le relise, quitte à avoir encore ma dose de frayeur pour plusieurs mois...

'Adults follow paths. Children explore.' (p. 76)


Le site de l'auteur (un sacré bazar si vous voulez mon avis)